Découvrir Neuilly

Les bâtiments antérieurs à la révolution



Folie Saint-James

Le Château de Madrid


 • Adresse : se trouvait à l'angle des boulevards du Commandant Charcot et Richard Wallace
 • Architectes : Pierre Gadier, maçon, puis François Gratien, puis Philibert Delorme.
 • Construction :
 • Destruction : 
1529
1792

Le château de Madrid est construit à la demande du Roi de France, François 1er, à partir de l529, en bordure du Bois de Boulogne. D’abord appelé, Château de Boulogne, il prend ensuite le nom de Madrid, soit en raison de son ornementation, d’un usage courant en Espagne à cette époque ; soit en référence à la captivité espagnole de François 1er peu de temps auparavant.

La façade du château était recouverte de carreaux de faïence (d’où son surnom de Palais de Faïence) réalisés par le sculpteur italien, Girolamo Della Robia.

François 1er meurt sans avoir vu terminé la construction du château. Ses successeurs poursuivent les travaux et la décoration intérieure. En 1605, la Reine Marguerite de Valois, épouse d’Henri IV, séjourne à Madrid.

Après la construction de Versailles, le château est délaissé par les rois de France. A partir de 1656, Fleuriau d’Armenonville y installe une fabrique de bas de soie d’environ 80 ouvriers.

En 1792, après la Révolution Française, le Château est vendu puis démoli. Seuls quelques fragments sont encore conservés au Musée national de la céramique de Sèvres.


 

Ancien Château de Neuilly,
puis Couvent des Sœurs de Saint-Thomas de Villeneuve

Gravure du château de Neuilly,
consultable aux archives de la ville.
 • Adresse : 52 bd d'Argenson
 • Architectes : Jean-Sylvain Cartaud, puis Pierre-François Léonard Fontaine
 • Construction : 1751

Le comte d'Argenson, ministre de la guerre sous Louis XV, confie à partir de 1751 à l'architecte Cartaud la construction du château. D'inspiration romaine, celui-ci s'étend parallèlement à la Seine sous la forme d'un long édifice d'un seul étage couronné de balustres. Le comte d'Argenson y accueille les philosophes Diderot, Voltaire, Rousseau.

En 1802, la propriété est acquise par Murat, futur maréchal de Napoléon 1er. En 1818, le château entre dans le domaine privé de la Maison d'Orléans. Il est à nouveau remanié et agrandi par Fontaine.

En 1848, le château est pillé et incendié. Napoléon III confisque le domaine qui est loti à partir de 1853. L'aile droite, dite Pavillon de Mme Adélaïde, qui subsiste aujourd'hui, abrite la Maison mère de la Congrégation des Sœurs hospitalières de Saint Thomas de Villeneuve. Dans la chapelle construite en 1910, de style baroque, vouée à Notre- Dame- de- la- Bonne- Délivrance, se trouve une Vierge noire.


 

Le Temple d’Amour

Le Temple d'Amour
 • Adresse : Ile de la Jatte
 • Architectes : Carmontelle
 • Construction : 1773

Édifié en 1773 par l’artiste Louis Carrogis dit Carmontelle (1717-1806), il est formé de dix colonnes de marbre blanc de style corinthien soutenant une coupole surmontée d’une pomme de pin.

Il fut d’abord situé au Parc Monceau (ancienne Folie de Chartres), puis déplacé en 1830, à la demande du Roi Louis-Philippe, sur l’île du Pont à Neuilly. En 1913, le Temple d’Amour (autrefois dénommé « Temple de la réserve du Roi ») est classé Monument Historique.

Puis, en 1927, lors des travaux d’aménagement de la Seine, il est transféré à son emplacement actuel, sur l’île de la Jatte. Une Vénus de style gréco-romain est alors placée en son centre.





 

Folie Saint-James
Folie Saint-James

 • Adresse : 32-34 avenue de Madrid
 • Architectes : Jean-Michel Chevote, François Joseph Bélanger
 • Construction : 1777

Le baron de Saint-James, de son vrai nom Baudard de Vaudésir, ancien trésorier général des colonies, achète en 1772 le domaine de la Chambre bordant la route royale de Paris à Versailles. De 1779 à 1785, un pavillon de briques et de pierres est construit selon les plans de l'architecte Chevotet tandis que Bélanger habille la façade dans un style néo-classique.

Il conçoit le jardin d'agrément de douze hectares, qui comprend un ensemble de roches avec des eaux jaillissantes et des cascades ainsi qu'une grotte alimentée par une rivière artificielle. En 1922, l'État rachète la Folie qui est classée monument historique ainsi que l'ancienne chapelle édifiée au nord du parc.

En 1956, un lycée est construit dans le parc, à l'emplacement de l'ancien pavillon chinois et de la grotte. La Folie est alors utilisée pour l'administration, comme annexe du lycée. Le bâtiment est désaffecté de son usage administratif lors de la réouverture du Lycée Saint-James et du Collège Théophile Gautier en septembre 2006 en lieu et place de l’ancien site scolaire démoli.



 

Le Château de Bagatelle

Folie Saint-James
 • Adresse : route de Sèvres à Neuilly, dans le Bois de Boulogne
 • Architectes : François-Joseph Bélanger
 • Construction : 1777

A l’origine, le château de Bagatelle n’était qu’un pavillon de plaisance, propriété du maréchal duc d’Estrée puis de Melle de Charolais. L’édifice actuel est le résultat d’un pari entre le comte d’Artois, futur Charles X, et la reine Marie-Antoinette, pari qui consistait en la construction d’un château en moins de 70 jours. Les travaux, menés par l’architecte Bélanger, durèrent six semaines et coutèrent 1 200 000 livres.

Mais ce qui fait l’originalité de ce château et lui valut le surnom de « Folie d’Artois », ce sont ses jardins, conçus par Bélanger et réalisés par le célèbre paysagiste anglais Thomas Blaikie dans un style anglo-chinois typique de l’époque.

Le château sert de lieu de divertissement à la Révolution puis devient la propriété successive du duc de Berry, du marquis d’Hertford et de Richard Wallace.

Acquis en 1906 par la ville de Paris, le domaine est aujourd’hui connu pour sa roseraie.




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