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SolidaritéElèves de toute la France, réunissez-vous !

Publié le 1er janvier 1970 | Dépublié le 1er janvier 1970

Jules Simiand, 17 ans, est scolarisé au lycée Sainte-Croix à Neuilly-sur-Seine.

Dès l'annonce du confinement, il décide de lancer le projet "Elèves Solidaires" qui devient la première plateforme d’entraide scolaire à destination de tous les élèves de France. Nous avons échangé avec lui sur le sujet... 

Elèves Solidaires, c’est quoi au juste ?

JS : Elèves Solidaires c’est une plateforme d'entraide scolaire basée sur l'aide d'élève à élève. Son objectif étant de réunir les productions et aptitudes des élèves membres pour mener à la réussite de chacun. Il permet ainsi l'accès au panel le plus complet de fiches, de devoirs, d'exposés et même de cours de soutien faits par les élèves eux-mêmes.  

Comment ça marche ?

JS : Un élève qui ne se sent pas de proposer son aide, va retrouver sur le site un panel extrêmement large de fiches, ce qui l’aidera dans ses révisions. Ensuite si celui-ci a besoin d’une aide réelle dans une matière en particulier, nous proposons des cours de soutien, gratuit, réalisé par des élèves ayant des facilités dans certaines matières. De plus, si un élève a besoin d’informations pour l’aiguiller dans son orientation, des étudiants en droit, médecine, journalisme, commerce, etc. viennent témoigner 3 fois par semaine en live sur notre compte Instagram.

Le concept des Elèves Solidaires est construit autour de trois propositions :

Balance ta fiche ! : donner sa fiche pour aider ceux qui n’ont pas accès aux cours

Propose ton aide ! : animer des "lives" sur Instagram pour faire bénéficier les autres de son expérience lors d’examens, de concours ou d’orientations...

Expose ta production ! : exposer ses talents en proposant des réflexions, des dessins, des méthodes, des formules…

Enfin, pour permettre aux élèves qui souhaitent avoir une culture solide et une bonne connaissance de l’actualité, nous publions une "chronique culture" tous les samedis, réalisée par un élève de Terminale et nous partageons notre live le dimanche avec le 2e média sur l’actualité sur Instagram. Un média tenu par des étudiants, ce qui nous permet de garder notre modèle par les élèves pour les élèves.

Comment et pourquoi tu as décidé de te lancer dans ce projet ?

JS : Ayant remarqué que de nombreuses initiatives solidaires ont été prises pendant ce confinement, je me suis demandé comment, à mon tour, je pouvais agir pour les autres.

Lors des premières semaines de confinement, donc de télétravail, le gouvernement explique que 8 à 10% des élèves français n’ont plus cours. Ils n’ont donc plus accès aux connaissances indispensables pour les années supérieures. Rien n’est mis en place pour aider ces élèves !

Je décide donc de créer une plateforme d’entraide scolaire et solidaire à destination de tous les élèves de France. Un concept conçu par les élèves et pour les élèves !

Dans la nuit du 24 au 25 avril, je créé un compte Instagram pour tester mon idée auprès de quelques élèves. Le lendemain, alors que je n’ai encore aucun contenu, 300 personnes s’abonnent sur la seule grande idée qu’ils pourraient soit aider soit bénéficier d’une aide. Il y a donc une demande forte et il faut la combler.

Le lendemain, je créé le site elevessolidaires.com, qui sert de plateforme pour organiser le contenu reçu de la part de tous les élèves. En deux jours, l’initiative fonctionne, de nombreux élèves proposent leur aide et envoient leurs fiches. Le contenu est rendu disponible sur le site et tout s’accélère. Au bout d’une semaine, nous avons plus de 100 fiches en ligne et 1 500 abonnés.

Les "lives" sur Instagram proposent à certains étudiants de parler pendant 30 minutes de leurs expériences, écoles, concours pour aider les lycéens à mieux appréhender leur futur. Nous réunissons dès la première semaine 300 personnes chaque soir dans nos "lives" de 17h30.

Tu y travailles tout seul ou en équipe ? 

JS : Sur le projet lui-même, nous sommes 3 à présent. Wladimir Gorse s’assure du bon déroulement du projet dans son ensemble et plus précisément de l’alimentation et de la gestion du site, et Pascaline Pardo s’occupe de la partie média.

Ensuite, pour mener à bien le projet, une agence de design, Minale Design Strategy, a proposé ses services gratuitement. Ils ont retravaillé tout notre design, notamment, notre logo. 

logo-eleves-solidaires

 

Elle s’assure aussi de notre image.

Une avocate, Valérie Bensoussan, associée du cabinet Miguérès Moulin, s’occupe, elle aussi à titre gratuit, de notre statut juridique. Elle nous prévient sur le risque de la propriété d’informations.

Et après ? As-tu déjà pensé à ce que deviendrait "Elèves Solidaires" une fois le confinement levé ?

JS : Bien sûr ! Après seulement dix jours d’activité, je prends conscience des besoins des élèves partout en France, de tout âge et de toute catégorie sociale. On comprend que les parents et élèves peuvent se sentir délaissés car jusqu’à lors, seuls des systèmes onéreux (petits cours privés, organismes de soutien, plateforme scolaire payante…) pouvaient leur venir en aide.

Je suis également frappé par la quantité d’élèves qui sont prêts à donner de leur temps et à partager leur savoir. Nous avons tant de propositions d’élèves et d’étudiants de tous horizons que nous pensons devoir largement étendre le nombre de "lives".

Il me semble qu’Elèves Solidaires a bien entendu toute sa place dans la période actuelle, mais l’aurait tout autant dans une période plus conventionnelle. Ainsi, mon souhait est de voir cette plateforme se développer auprès de tous les élèves et étudiants de France pour créer une grande chaîne d’entraide scolaire nationale.

Quelles sont tes aspirations personnelles ?

JS : Je suis actuellement élève en Terminale au lycée Sainte-Croix donc je me concentre aussi, en dehors du projet, sur mes études. Malgré le fait qu’il n’y ait plus le bac à la fin de l’année, je pense qu’il est très important de rester assidu même pendant cette période. Ne serait-ce que par rapport à nos professeurs, qui continuent à nous faire travailler !

Pour l’année prochaine, je pars faire des études de commerce à l’étranger. Et pour ce qui est d’un métier, j’aime créer, innover, proposer des choses nouvelles aux gens, l’entreprenariat que j’expérience aujourd’hui grâce à Elèves Solidaires serait donc une de mes ambitions pour plus tard.

...ta perception du confinement

JS : Cette période de confinement, nous la subissons, se lamenter sur cette situation serait donc inutile et bête. Se demander quoi faire pour retirer un profit de cette situation serait une preuve d’intelligence et de courage. 

Pour en savoir plus
 

Elèves Solidaires, site officiel




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