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Les arbres à Neuilly

Neuilly compte aujourd'hui 572 arbres de plus qu'il y a dix ans

Le patrimoine arboré en chiffres

  • 9 500 arbres dont la gestion revient à la Ville
  • 1 300 arbres dont la gestion revient au Conseil Départemental

Sur la période 2006-2016, la ville a abattu 895 arbres et en a replanté 1467 soit un bénéfice de 572 arbres.

Depuis 3 ans, 175 arbres correspondant à 17 essences différentes ont été implantés sur Neuilly. Les Ormes ont notamment fait leur retour, cet arbre avait totalement disparu de notre région depuis les années 1970 suite à la graphiose. Des variétés différentes de Chênes, Frênes, Tilleuls et Aulnes ont été implantées.

La majeure partie des 1467 arbres plantés sur la période 2006-2016 est représentée par des plantations ponctuelles dans les rues.

Pour les chantiers 2017, place Bagatelle où un total de 20 arbres est planté, l’avenue de Madrid avec au moins 18 arbres plantés cette année.

PhotoA l’origine, des arbres à vocation sanitaire et pécuniaire

Dès le milieu du 19ème siècle, la plantation des arbres d’alignement s’intensifie. Le rôle de ces arbres est alors multiple : il a une vocation ornementale et contribue à stabiliser et assécher les terrains ce qui présente une  « incontestable utilité sous le rapport de l’hygiène générale », selon le compte rendu d’une séance du Conseil municipal daté du 18 Janvier 1895.

Ces arbres ont également un intérêt financier pour la commune. Lorsqu’ils prennent trop d’ampleur, des rues entières sont abattues puis replantées. A l’époque, les travaux d’élagages tels que nous les connaissons de nos jours sont peu développés. Le bois viable est alors vendu par la ville à l’industrie. Le bois impropre sert quant à lui pour le chauffage.

L’intérêt est donc d’utiliser au maximum l’espace disponible et de cultiver ces arbres tous les 5 mètres.

Alors que les rues étroites sont plantées en double alignement, les boulevards et avenues sont plantés d’un quadruple alignement d’arbres. Les marronniers et platanes sont choisis pour constituer ces alignements car ils sont considérés comme esthétiques et exotiques (le platane est originaire du sud de l’Europe et a été introduit en France à la fin du 18ème siècle, le marronnier est originaire des Balkans, son introduction en France débute par la plantation de quelques exemplaires de collection à Paris sous Louis XIV).

Aujourd’hui, des variétés plus résistantes aux maladies et adaptés au contexte urbain actuel

La gestion de l’arbre d’alignement est aujourd’hui tout autre

L’arbre n’est plus perçu comme une ressource pécuniaire destinée à l’exploitation, mais comme acteur majeur de l’amélioration du cadre de vie, dans un contexte où la pression urbaine se fait de plus en plus forte. L’arbre doit donc être conservé le plus longtemps possible, et élagué lorsque cela est nécessaire afin de maitriser son volume.

Sur un boulevard, un arbre est planté pour environ 80 ans. Une vision de long terme à l’échelle de la vie humaine, mais en réalité assez courte à l’échelle de l’arbre, dont la plupart des essences peuvent au minimum vivre plus d’un siècle dans des milieux plus favorables. L’arbre de rue est en effet soumis à différentes contraintes, pauvreté et sécheresse du sol, travaux, dégradations accidentelles ou volontaires…qui réduisent son espérance de vie.

ArbreLe défi de l’aménageur est donc de pouvoir pérenniser ces alignements d’arbres sur le long terme

De nouvelles problématiques se font plus pesantes depuis une vingtaine d’années, celles des maladies spécifiques au marronnier et au platane. Mineuse et chancre bactérien pour le marronnier, phellin tacheté et tigre pour le platane, sans oublier la maladie du chancre coloré, présente dans le sud de la France jusqu’en région Lyonnaise et remontant inexorablement vers le nord. A moyen ou long terme, c’est un véritable danger pour les platanes de Neuilly, lorsque l’on connait les dégâts causés sur le Canal du Midi, où 19 000 platanes ont dû être abattus depuis 2006.

La plantation des mêmes arbres tous les 5 mètres, héritage de la vision sylvicole du 19ème siècle est donc devenue de nos jours obsolète. Considérant les problématiques citées plus haut, il devient urgent de repenser la manière dont sont gérés les alignements, si l’on veut pouvoir les régénérer progressivement et éviter l’écueil d’un abattage massif.

Les actions de la Ville

C’est pourquoi la ville engage une campagne de diversification variétale, en remplaçant les arbres abattus pour raison phytosanitaire ou lors de nouveaux aménagements par des essences différentes, choisies au cas par cas selon l’exposition du lieu et les caractéristiques du terrain.

Favoriser la biodiversité permettra ainsi sur le long terme d’éviter les contaminations intra spécifiques qui sont observées habituellement, et donc, de pérenniser ces alignements d’arbres qui caractérisent le paysage Neuilléen.



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