LES SERVICES EN LIGNE

Les + demandés


C'est à vous !

 

Une erreur sur la page ? Une question sans réponse ? Contactez-nous

Vous souhaitez obtenir une réponse ?

Facebook Twitter Google Plus

Sans domiciles fixes

Sans-abrisL’action de la Ville et des partenaires locaux

Constatant une augmentation du nombre de personnes sans domicile fixe à Neuilly, de nombreux Neuilléens s’interrogent sur les mesures conduites afin de favoriser leur réintégration dans la société.

Point sur les actions menées par la Ville et les partenaires locaux.

Des sans-domiciles fixes aux motifs variés

Pour comprendre la mendicité, il faut la distinguer en trois catégories :

  • des personnes sans domicile fixe qui quittent la commune le soir pour un centre d’accueil ou des lieux qu’ils ne souhaitent pas révéler.
  • une mendicité organisée par des réseaux de type mafieux qui placent leurs « agents » aux points stratégiques comme la sortie de commerces.
  • des personnes sans domicile fixe qui ont domiciliation administrative au Centre Communal d’Action Sociale. Cette domiciliation prévue par la loi leur permet de retirer leur courrier et d’effectuer des démarches. Proportionnellement moins nombreux qu’ils ne le sont sur les autres communes du département ou sur Paris, leur présence constante sur l’espace public est parfois jugée comme un élément de perturbation.

Un travail étroit de la Ville avec les partenaires caritatifs locaux et la police

115 hébergement d&aposurgenceLa Ville travaille étroitement avec plusieurs partenaires :

  • des associations caritatives locales (Croix Rouge, Ordre de Malte, Sécurité Civile, Secours Catholique, Armée du Salut, Samu Social pour les plus connues)
  • les polices nationale et municipale

Ce partenariat permet d’assurer une veille sociale (écoute, aide médicale, alimentaire ou vestimentaire) de connaitre les évolutions des situations de ce public fragilisé. D’autre part, ce travail étroit permet d'orienter ce public vers le Service Intégré d’Accueil et d’Orientation des Hauts de Seine (connu sous le terme « le 115 ») qui centralise toute l’offre d’hébergement d’urgence dans le département.

Débordé par la demande (14 000 personnes mises à l’abri) ce service a été contraint en 2015 de prendre en charge plus de 900 000 nuitées d’hôtel pour faire face à la situation. Dans ce contexte, il n’est pas rare que les services de la Ville ne puissent trouver dans un délai raisonnable un hébergement à un SDF.

Des problématiques souvent complexes qui dépassent le besoin de logement

Dans certaines situations, le consentement de la personne constitue un obstacle. Or, selon une étude de l'Inserm, un tiers des personnes sans domicile fixe en Ile-de-France sont atteintes d'un trouble psychiatrique sévère et un tiers au moins d'une addiction (alcool, drogues, médicaments). Les services de psychiatrie rappellent que tant que l’individu ne présente pas un danger imminent pour lui-même ou pour autrui, il n’y a pas lieu de mettre en place une procédure de soins psychiatriques sans consentement.

Enfin, proposer un logement peut être source d’un nouvel échec. L’accession à un logement autonome doit passer par des étapes intermédiaires avec un accompagnement social renforcé. Par ailleurs, la vie dans la rue est faite d'habitudes et de rythmes assez précis, qui occupent la journée. De plus, la présence bienveillante des associations et de la population constituent un continuum social, pour ne pas dire paradoxalement une existence sociale, que le SDF perd en entrant dans son logement pour se retrouver seul, face à lui-même.

La problématique des personnes SDF est complexe, elle touche l’emploi, la santé, la socialisation, la psychiatrie, le logement. Il faut donc faire preuve de ténacité, de patience et d’indulgence pour ces blessés de la vie.



Page précédente

C'est à vous !