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Traitement bio des parcs et squares

Le 23 janvier 2014, le parlement a voté une proposition de loi qui interdit les pesticides dans les espaces verts publics à partir de 2020. La Ville de Neuilly-sur-Seine a largement devancé cette loi puisqu'elle n'utilise plus de produits phytosanitaires pour l'entretien de ses parcs et squares depuis 2009.

Neuilly en avance sur la loi

La loi interdit à partir du 1er janvier 2020 l’usage des produits phytosanitaires par l’État, les collectivités locales et établissements publics pour l’entretien des espaces verts et forêts. Néanmoins, près de 40% des communes, dont Neuilly-sur-Seine, applique déjà ses principes. Seront exemptées les voies ferrées, pistes d’aéroport et autoroutes. Les pesticides pourront toujours être utilisés en cas d’ « urgence sanitaire ».

Par ailleurs, à partir du 1er janvier 2022, pour laisser le temps aux industriels de s’adapter, la commercialisation et la détention de produits phytosanitaires à usage non professionnel seront interdites. Les particuliers seront ainsi en incapacité d'utiliser ce type de produits dans leur jardin privatif.

La France reste le premier consommateur de pesticides en Europe, malgré le plan Ecophyto lancé en 2008 et prévoyant d’en réduire l’usage de 50% d’ici 2018.

Les alternatives aux produits phytosanitaires

L'entretien des espaces verts nécessite de lutter contre les maladies, nuisibles et ravageurs qui s'attaquent aux plantes. La Ville a mis en place un certain nombre de techniques biologiques qui lui permettent de ne plus avoir recours aux produits phytosanitaires.

La lutte intégrée fait intervenir un ensemble de facteurs et de méthodes pour la protection des cultures : choix de variétés moins sensibles à certaines maladies, maintien des auxiliaires... Par exemple, les agents des espaces verts veillent à ne laisser aucun déchet de culture à proximité des plantations afin de limiter la prolifération d’insectes ravageurs qui pourraient s’y loger.

La lutte biologique utilise des organismes vivants (par exemple des prédateurs comme la coccinelle) pour prévenir ou réduire les dégâts causés par des insectes ravageurs. Le service des Espaces verts a ainsi réalisé le lâché d’une espèce prédatrice, le chrysope, pour éradiquer les tigres du platane, une punaise qui s'attaque à ce type d'arbres. Appelé aussi punaise réticulée du platane, ce ravageur peut infliger aux humains des petites piqûres particulièrement désagréables.


Mineuse du marronnier ou Cameraria ohridella

Épidémie de Cameraria ohridella

Depuis 2008, la ville subit une invasion de mineuses du marronnier, ou Cameraria ohridella, qui ravagent les feuilles des arbres. Pour protéger les marronniers, le service des espaces verts a recours à l'endothérapie, méthode qui consiste à inoculer un insecticide par "perfusion" à l'intérieur du tronc.

Cette méthode permet d'éviter la dispersion du produit dans l'air et donc est sans conséquence pour la population. C'est le dernier recours à un produit phytosanitaire auquel la ville est obligé de s'astreindre, faute d'alternative efficace.



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